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Mardi 27 novembre 2018

SeaBeLife, un projet déjà soutenu et récompensé, cherche des fonds

Le projet SeaBeLife, porté par la future société biopharmaceutique SeaBeLife Biotech, dont le siège sera basé à la Station biologique de Roscoff, vient d'être récompensé à hauteur de 10 000 €, par la fondation Banque Populaire Grand Ouest et a également obtenu le soutien du dispositif Emergys Bretagne. Ce projet issu de la Station Biologique de Roscoff et de l'IRSET, a pour ambition de prolonger la vie tissulaire en déprogrammant la mort cellulaire.

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En effet, il s'attache à la découverte et au développement d'une approche thérapeutique innovante pour traiter des maladies impliquant la nécrose programmée. La mort cellulaire contribue au bon fonctionnement de l'organisme, en éliminant les cellules défectueuses. Mais sa trop forte activation peut également détruire les tissus et est à l'origine de nombreuses maladies.

La molécule qui est la base de ce projet a été inventée et brevetée à Roscoff, d'après les travaux conduits, entre autres, par Stéphane Bach, ingénieur de recherche, responsable d'une plateforme de criblage de molécules thérapeutiques à la Station biologique de Roscoff.

" La Sibiriline est une nouvelle molécule synthétique inhibant la mort cellulaire par nécrose régulée. Elle a été identifiée par la plateforme KISSf (Biogenouest/IBISA/cancéropôle grand-ouest) en collaboration avec l'Irset Rennes. Son nom a été donné avec l'accord de Jacques Edern, maire de Sibiril, la commune où j'habite, confie l'ingénieur. Un clin d'oeil à Laurent Meyer, directeur de ManRos Thérapeutic, qui a inventé la Roscovitine, molécule aujourd'hui en phase de développement clinique. "

Le travail a été mené à partir d'une collection qui compte plus de 18 000 molécules. Les applications en thérapie humaine sont nombreuses et concernent, notamment les conséquences de chocs ischémiques. La molécule a été testée in vivo et a protégé significativement la souris d'une forme d'hépatite.

L'innovation repose sur la découverte de familles de molécules capables de déprogrammer la mort cellulaire induite dans de nombreuses pathologies, permettant ainsi de restaurer la viabilité cellulaire et tissulaire.

Autant dire l'importance d'un développement à grande échelle d'un médicament innovant. Les porteurs du projet sont Morgane Rousselot qui a un goût pour l'entreprenariat, Stéphane Bach, Claire Delehouze, ingénieur en biotechnologie. Marie-Thérèse Dimanche-Boitrel, directrice de recherche à l'Inserm de Rennes, entre aussi dans l'aventure. " Une aventure qui ne demande qu'à être suivie financièrement. "

Photo : Jean-Hervé Jolivet (à droite), directeur de l'agence Banque Populaire Grand Ouest de Saint-Pol et représentant la Fondation donatrice, avec Morgane Rousselot, Claire Delehouze et Stéphane Bach.

Crédit photo : Ouest France DR

Sources : Ouest France, www.tech-brest-iroise.fr, www.irset.org, Le Télégramme